Ouaip, je prépare un petit billet sur la cristallisation du bismuth ! J'ai fondu environ 100 grammes aujourd'hui pour voir un peu ce que ça donnait, sans chercher à former des cristaux. J'ai versé le bismuth en fusion dans un ramequin ; au contact de l'air, le bismuth s'oxyde et devient iridescent. Et c'est trop beau ! Du coup, avant même de parler cristallographie et de faire des blagues pourries sur Paul B., je vous balance mes photos :)
Bismuth fondu puis solidifié, à l'objectif macro. Crédits : Karim Madjer
Les murs incas, et c'est là un fait connu depuis la création du nouvel ordre mondial, ont été conçus par une civilisation extra-terrestre qui savait exploiter l'énergie tellurique grâce à une amulette chocolatée en forme de gnou. Comment exactement ? Et bien, c'est là que le bât blesse ; on n'en sait fichtre rien. Les scientifiques ont élaboré quelques théories, en travaillant notamment sur des billets de cinéma Indiana Jones 4 retrouvés lors de la construction du MK2 Bibliothèque à Paris. Certaines sont vraiment saugrenues, et prétendent que les incas auraient été capables d'ériger seuls ces démoniaques assemblages. D'autres, plus raisonnables, font appel à des plantes magiques ou même à du jus d'insectes. Il semble néanmoins que chaque étape de la construction d'un mur inca soit encore aujourd'hui auréolée de mystère. Sweet Random Science fait le bilan d'une décennie d'affrontements idéologiques, qui aura servi in fine à ne prouver qu'une seule chose : la suprématie du Gecko Tonitruant et des briques Lego.
A pale blue dot, Un point bleu pâle en français : c'est le nom d'une célèbre photographie prise il y a 25 ans par la sonde Voyager 1. On y aperçoit la Terre, minuscule poussière illuminée par le Soleil, perdue dans l’immensité du vide. A pale blue dot, c'est aussi le titre d'un livre de Carl Sagan, qui explore des thèmes chers à l'auteur : l'insignifiance de l'Homme, sa prétention à être le centre de l'Univers, les vols spatiaux habités, et l'avenir possible de l'Humanité, loin de la Terre. On y trouve un passage particulièrement touchant ; un texte court, marquant et poétique, qui met en perspective notre existence, et qui souligne l'absurdité des conflits et la vanité de l'Homme. Ce n'est pas pour autant un texte moralisateur ou pessimiste, au contraire ! Si on pouvait faire lire ça aux gamins plutôt que de leur apprendre la Marseillaise, le monde serait un tout petit peu meilleur.
Je vous invite à (re)découvrir ce merveilleux passage en vidéo. Le texte est lu par Carl Sagan lui-même, et la vidéo est extraite de la conclusion de la nouvelle et superbe version de la série Cosmos : A Spacetime Odyssey. Ma seule contribution est une adaptation de la traduction proposée sur wikipédia et un sous-titrage laborieux. Vous trouverez ci-dessous la vidéo originale sous titrée en anglais et la vidéo sous-titrée en français.
Des papillons déguisés en feuilles ? Des phasmes en branches ? Bof, c'est d'un banal. Noooon, j'ai bien mieux aujourd'hui : des oisillons déguisés en chenilles toxiques, des chenilles grimées en serpents, des lianes qui changent de forme à volonté et même des larves camouflées en crottes ! En tout, 10 petites histoires de mimétisme ou de camouflage extraordinaires !
5 ème petit épisode d'Art et Sciences sur ce blog (alors que je devrais
en être au douzième) ! Au menu du jour : la musique du nombre π,
des disques en bois sur une drôle de platine et un clip électro
ultimement cool, où la physique est à l'honneur. Bonne lecture :)
Dans l'épisode précédent, j'abordais quelques notions "classiques" et inévitables quand on commence à s'intéresser au temps : l'entropie et la causalité, entre autres. Dans ce second épisode, mon intention était de poursuivre sur ma lancée, en m'intéressant à l'écoulement du temps au niveau d'une particule. Je n'ai eu ni le temps ni le courage de me plonger dans les équations, alors je vous propose une lecture plus abordable : ma tentative de théorie sur l'émergence du temps, élaborée au lycée. Toute naïve qu'elle soit, elle a le double mérite, sur un plan personnel du moins, de poser clairement la nature des interrogations qui me turlupinaient à dix-sept ans et de me permettre de poursuivre ma réflexion dix-sept ans plus tard. Au programme : flèche du temps, "spin temporel" et décohérence. Quant au lecteur, il la lira, si ce n'est avec intérêt, avec le regard affectueux et nostalgique qu'on adresse aux enfants imaginatifs :)