Les équations utilisées pour modéliser les phénomènes physiques sont très rarement spécifiques à un cas particulier. Ceci est le premier article d'une série d'exemples montrant qu'un même modèle peut servir à décrire des situations très différentes.
Gouttes de pluie et concentration des richesses
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| Gouttes de pluie sur une vitre |
Si vous avez passé les trois derniers mois à Paris, vous avez malheureusement eu l'occasion de voir la pluie s'abattre sur une fenêtre.
Examinons ce qui se passe à la surface de
la vitre. Celle-ci se couvre graduellement de gouttes d'eau de taille variable. Les plus grosses coulent le long de la surface de verre sous l'effet de leur propre poids. Si elles rencontrent d'autres gouttes sur le chemin, elles fusionnent et la nouvelle goutte poursuit sa descente en laissant une trace mouillée sur la vitre. Si une goutte tombe sur cette trace, elle coulera plus facilement vers le bas. Quant aux petites gouttes, elles restent à l'endroit du point d'impact (sauf si elles tombent sur une trace mouillée) car la force de tension de surface (voir
cette page) compense le poids. De façon générale, les gouttes ont tendance à se réunir pour diminuer
leur surface d'exposition et atteindre un minimum d'énergie: c'est ce qu'on appelle la
coalescence. Ces mécanismes sont visibles dans la vidéo ci-dessous:
Vous avez peut être déjà fait le lien avec l'évolution de la répartition des richesses: les grosses gouttes absorbent les petites.