Dans «Terre des Hommes», Saint-Exupéry raconte les habitudes
d’un petit renard du désert qui, pour se nourrir, picore sur des buissons
épineux de petits escargots. Au lieu de faire un festin sur le premier buisson,
il prélève quelques spécimens appétissants puis parcourt de grandes distances
pour en trouver d’autres. Ainsi, il préserve la population d’escargots sur
chaque buisson et participe à la sauvegarde de son garde-manger (c'est le développement durable vulpin).
Cet article n’est pas une leçon de morale doublement
inutile : il est trop tard de toute façon et puis ce n’est pas marrant de
taper sur les doigts. Ce n’est pas non plus un appel à changer drastiquement
nos habitudes de vie et à perturber notre confort: il faut être réaliste. Nous
ne sommes pas prêts, moi le premier, à faire une croix sur notre douche
quotidienne, le grille-pain et l’ordinateur. Et puis ce n'est pas à nous qu'il appartient de faire le plus grand effort: ce sont les industries, les exploitations agricoles, les grands groupes qui pèsent le plus! Les solutions sont connues, je ne reviendrai pas là dessus.
Sur la base des constats énumérés plus haut, faut il essayer de changer la façon de communiquer sur ces sujets? C’est que je me propose de faire dans cet article, à travers quatre exemples de situations où notre incapacité à prendre et à appliquer des décisions va très certainement nous coûter beaucoup, voire trop! Ce ne sont bien sûr que des spéculations : j’espère bien qu’aucun de ces scenarii ne se réalisera !
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Les événements climatiques violents sont de plus en plus nombreux, la fonte
des glaces atteint un rythme effrayant (un morceau de glacier grand
« comme deux fois Paris » s’est détaché de du Groenland la semaine
dernière), les lacs s’assèchent, l’accès au points d’eau potable va provoquer
des guerres et les plus grands exodes de population jamais connus, les oiseaux
migrateurs sont perturbés, la végétation change mais ce n’est pas le
pire : faire du ski pourrait redevenir (en France en tous cas) un luxe inabordable
pour la plupart des familles (actuellement, un français sur 10 est en mesure de
se payer des vacances « au ski »).
En 2040, à cause de la baisse de l’enneigement, de la hausse du prix du pétrole et de celui de l’eau, les petites stations familiales de basse et de moyenne altitude sont condamnées à disparaitre ou à afficher des prix exorbitants. Compenser le manque de neige avec des canons et faire fonctionner les remontées mécaniques pourrait faire grimper le prix du forfait hebdomadaire à plus de 1500 €, avec une estimation « optimiste » pour le prix de l’essence. Dans les stations d’altitude, la pression de la demande aura réorienté l’offre vers le grand luxe : hôtels couteux, installations confortables et activités de luxe : compter au minimum 5000 € par personne. Seul point positif : moins de monde sur les routes !
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| Le renard aux grandes oreilles du Petit Prince |
Pourquoi ne sommes-nous pas capables d’en faire
autant ? Aujourd’hui, le réflexe d’accumulation qui nous a longtemps
permis de survivre se retourne contre nous. Notre mode de vie est
basé sur la surproduction et la surconsommation. La seule gestion de
l’avenir que
nous ayons est celle de l’urgence. C’est dans notre nature ; si le
danger
n’est pas certain, concret, visible, proche et immédiat, nous n’agissons
pas.
Et pourtant, nous gagnerions tellement à être ne serait ce qu’un peu
prévoyants,
pas seulement dans le domaine de la protection de l’environnement d'ailleurs.. Ne
pourrions-nous pas faire comme le petit renard du désert?
Sur la base des constats énumérés plus haut, faut il essayer de changer la façon de communiquer sur ces sujets? C’est que je me propose de faire dans cet article, à travers quatre exemples de situations où notre incapacité à prendre et à appliquer des décisions va très certainement nous coûter beaucoup, voire trop! Ce ne sont bien sûr que des spéculations : j’espère bien qu’aucun de ces scenarii ne se réalisera !
1 Le réchauffement climatique Sauvegarder les pistes de ski
Les événements climatiques violents sont de plus en plus nombreux, la fonte
des glaces atteint un rythme effrayant (un morceau de glacier grand
« comme deux fois Paris » s’est détaché de du Groenland la semaine
dernière), les lacs s’assèchent, l’accès au points d’eau potable va provoquer
des guerres et les plus grands exodes de population jamais connus, les oiseaux
migrateurs sont perturbés, la végétation change mais ce n’est pas le
pire : faire du ski pourrait redevenir (en France en tous cas) un luxe inabordable
pour la plupart des familles (actuellement, un français sur 10 est en mesure de
se payer des vacances « au ski »).En 2040, à cause de la baisse de l’enneigement, de la hausse du prix du pétrole et de celui de l’eau, les petites stations familiales de basse et de moyenne altitude sont condamnées à disparaitre ou à afficher des prix exorbitants. Compenser le manque de neige avec des canons et faire fonctionner les remontées mécaniques pourrait faire grimper le prix du forfait hebdomadaire à plus de 1500 €, avec une estimation « optimiste » pour le prix de l’essence. Dans les stations d’altitude, la pression de la demande aura réorienté l’offre vers le grand luxe : hôtels couteux, installations confortables et activités de luxe : compter au minimum 5000 € par personne. Seul point positif : moins de monde sur les routes !
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| Un iceberg |
mercredi, août 01, 2012
Karim MADJER








