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jeudi 13 octobre 2016
lundi 22 août 2016
10 nouvelles histoires extraordinaires chez nos amies les fourmis
La coloc de l'acacia à cornes
Un millimètre au garrot environ, six pattes et deux antennes Pseudomyrmex ferruginea pourrait être une espèce de fourmi comme les autres, ce qui n'est déjà pas si mal. Mais cette fourmi d'Amérique Centrale a une particularité extraordinaire : elle nourrit une relation symbiotique avec l'arbre qui lui sert de refuge ; l'acacia corne-de-bœuf. Ce dernier tient son sobriquet des paires d'épines légèrement recourbées qui se forment sous les feuilles, et qui ressemblent, c'est le moins qu'on puisse dire, à des cornes de bovidés élancées :![]() |
| Les cornes de l'acacia cornigera |
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| Pseudomyrmex ferruginea sur une corne d’acacia. Crédits : Alexander Wild |
Les ouvrières se reconvertissent alors en agents de sécurité impitoyables : elles parcourent l'arbre en repérant toutes les petites bestioles nuisibles. A la moindre alerte, elles émettent une phéromone qui déclenche le branle-bas de combat. Appuyées par les renforts, elles fondent sur les menaces identifiées. Les plus petites, comme les fourmis coupe-feuilles, sont purement et simplement taillées en pièces, et les plus grosses, comme les chèvres voraces, sont effarouchées à coup de piqûres sur la langue. Il parait que grâce à ce traitement, bon nombre d'animaux ont appris à se tenir éloigner de ces arbres maudits. Et ça ne s'arrête pas là : les fourmis éliminent aussi les plantes parasites comme certains lierres, et nettoient la base de l'arbre de tout noyau ou graine susceptible de germer et de rentrer en compétition avec l'acacia. Tout ça en échange du gite ? Pas seulement : l'acacia sert aussi le couvert ! Il produit en effet de petites excroissances, appelées corps beltiens, riches en lipides et en protéines, qui n'ont d'autre fonction connue que de faire le bonheur des fourmis.
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| Pseudomyrmex ferruginea en train de dévorer les corps beltiens de l'acacia à cornes. Crédits : Alexander Wild |
Last but not least : le dessert. L'acacia sécrète en effet un nectar sucré, produit au niveau des bien nommées nectaires, qui fournit aux fourmis le sucre dont elles ont besoin.
La spirale de la mort
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| Des fourmis engagées dans une spirale de la mort |
En 1936, un autre biologiste, T.C Schneirla observa le même phénomène et en fit un article huit ants plus tard. A croire que lui aussi fit l'expérience de la spirale infernale.
Depuis, le phénomène a été étudié et reproduit en laboratoire, et des phénomènes similaires ont été observées chez certaines chenilles processionnaires ou certaines espèces de poissons. Mais on ne sait pas encore exactement ce qui, en milieu naturel, provoque la formation du cercle : comment une piste se referme t- elle sur elle-même ? Il est possible qu'une seule fourmi soit à l'origine du phénomène ! Il suffirait par exemple qu'elle se trouve éloignée, pour n'importe quelle raison, de la piste principale (point A), et qu'au lieu de la rejoindre en allant de l'avant, elle récupère la file en amont (point B) :
Arrivées au point A, les fourmis auront donc le choix de choisir entre deux chemins, et il suffit qu'une faible majorité préfère la piste accidentelle pour qu'elle devienne la piste principale. C'est une sorte de bug dans leur processus d'auto-organisation.
La première, qui ressemble vaguement à un vieux raisin joufflu et pelé, entretient avec les fourmis Tetramorium semilaeve les relations habituelles : elle produit un miellat que les fourmis récoltent. En échange, les fourmis nettoient les pucerons et assurent leur défense. Mais la seconde, une sorte d'olive rabougrie, a décidé de ne pas s'en tenir à cet échange mutuellement bénéfique, en adoptant une forme qui imite la cuticule des larves de fourmis. Ces vicieuses contrefaçons sont transportées au sein même de la colonie par des fourmis qui pensent s'occuper de leurs propres juvéniles. Bien au chaud, et sans éveiller le moindre soupçon, elles percent alors la peau des vraies larves pour sucer leur hémolymphe. L'équivalent myrmicéen du loup dans la bergerie.
Comment deux stratégies aussi différentes peuvent-elles être maintenues dans une population génétiquement semblable ? La réponse tient dans la mise en œuvre d'une stratégie globale : l'été, les pucerons donnent naissance à des rejetons ronds et dodus, qui distribuent du miellat à tout va. Mais quand la bise fut venue, ces hypocrites scélérats donnent naissance à des générations de pucerons oblongues, verts et aplatis, qui duperont les pauvres fourmis. Elles passeront l'hiver bien au chaud et seront en pleine forme pour assurer une nouvelle saison de duplicité.
Ah l'esclavagisme, il n'y a que ça de vrai ! D'ailleurs, si vous voulez savoir combien d'esclaves travaillent pour vous aujourd'hui, jetez un œil à cette page. Mais je m'égare. Temnothorax pilagens, une fourmi découverte il y quelques années aux Etats-Unis n'a pas encore établi d'usines à l'autre bout du monde pour fabriquer ses antennes. Alors il lui faut de la main d'œuvre, qu'elle va recruter de force chez les fourmis ses voisines (pilagens signifie "pillard" en latin). Contrairement à d'autres espèces, qui mènent des raids pharaoniques, pilagens justifie son surnom en s'introduisant dans les fourmilières façon Jason Bourne ou Solid Snake. Pour cela, pas de camouflage optique (elle s'infiltre d'ailleurs uniquement chez des espèces anatomiquement proches) mais un mimétisme olfactif, bien plus efficace. En groupe de trois ou quatre, elles s'introduisent incognito dans les nids ciblés. Puis, elles repartent en emportant des larves, voire des fourmis adultes, sans éveiller le moindre soupçon.
Il arrive cependant que la pillarde soit démasquée. Dans ce cas, pas de pitié : la fourmi tentée de sonner l'alarme est froidement éliminée grâce à une attaque ninja ; une piqûre au cou qui provoque une paralysie quasi instantanée, suivie d'une mort rapide.
It's understood that Hollywood sells califormicatioooon. Le formicage donc, c'est cette pratique un tantinet maso à laquelle s'adonnent certains oiseaux pour, c'est une des hypothèses avancées, se débarrasser de leurs parasites. L'autre hypothèse à ne pas exclure, c'est que les volatiles trouvent du plaisir à se faire ainsi titiller le derme. Il existe deux versions : active et passive. Dans le premier cas, les oiseaux se saisissent d'une ou de plusieurs fourmis ouvrières, et s'en servent comme d'un applicateur désinfectant : les pauvres insectes agressés se défendent comme ils peuvent à coups de jets d'acide formique, ce qui a pour effet de tuer ou de rendre complètement groggy les puces, tiques et autres indésirables bestioles qui squattent le plumage. Dans le deuxième cas, les oiseaux se contentent de s'étaler de tout leur long sur une fourmilière, et de se faire copieusement arroser.
Dans les deux cas, on pourrait penser que les fourmis n'ont pas grand-chose à gagner à se faire brutaliser de la sorte. Surtout qu'elles finissent souvent par se faire manger. Mais ce n'est peut-être pas toujours le cas : on a en effet observé certaines fourmis en train de cueillir gentiment les parasites en question, pour les conduire directement à leurs réserves de nourriture. Pour plus de précisions, notamment sur les comportements de différentes espèces d’oiseau, on peut lire cette discussion sur le forum myrmecofourmis.
Cataglyphis bombycinus a dû tirer la courte paille le jour où les espèces de fourmis se sont partagés les points de chute. Elle habite en plein désert, où la température du sol atteint 85° et le taux d'humidité frôle les 0% en pleine journée. Elle doit aussi composer avec la menace des prédateurs : elle s'arrange pour sortir lorsque les lézards roupillent. Sa tête rouge lui vaut le surnom de "fourmi chrétienne" parmi les Touaregs (rapport à la consommation de vin). Pour survivre dans ces conditions extrêmes, elle a développé plusieurs adaptations particulièrement intéressantes :
Une combinaison de poils réfléchissants : disposées en bandes alternées, et semblant soigneusement peignés, ils constituent un bouclier thermique qui fonctionne à deux niveaux : premièrement, ils réfléchissent la lumière visible et une partie des rayons infra-rouges, d'où l'aspect argenté. Ces poils possèdent aussi un pic d'émission dans les infrarouges moyens, ce qui leur permet d'évacuer de la chaleur sous forme de rayonnement.
Ces propriétés sont liées à la structure microscopique des poils : leur section n'est pas circulaire mais triangulaire. Pourquoi triangulaire ? Les mathématiciens seraient peut-être tentés de répondre que c'est parce que c'est la première forme en 2D qui présente les particularités voulues : des faces bien planes - pour réfléchir le rayonnement - et une surface non nulle.
Une démarche de sprinteuse : en dehors du nid, elle se déplace comme un vacancier qui s'aventure pieds nus sur un sol brûlant, à la vitesse vertigineuse de 1m/s. Sachant qu'elle mesure moins d'un centimètre, on peut s'amuser à comparer ses performances avec les nôtres : c'est comme si nous courions à 180 m/s, soit 648 km/h. Ses longues pattes lui permettent de minimiser les contacts avec le sol et elle adopte une marche quadrupède, en repliant sa première paire de pattes.
Un système de géolocalisation solaire : elle est capable de se guider grâce à la position du Soleil. Durant sa course, elle s'arrête fréquemment pour estimer sa position. On pense qu'elle est capable d'estimer la distance parcourue en "comptant" ses pas. Ainsi, elle peut rentrer directement au nid en ligne droite, sans s'arrêter pour chercher ses tongs. Encore plus étonnant : elle montre les mêmes capacités lorsqu'elle porte ou qu'elle tire une carcasse, alors que la longueur de ses pas et sa vitesse sont alors irrégulières.
Des protéines de choc thermiques : ces molécules maintiennent et régulent la fonction des protéines dans le corps de la fourmi, malgré l'élévation de la température. Pour une efficacité optimale, elles produisent ces protéines avant de sortir. J'aimerais pouvoir en faire autant.
Un nid climatisé : construit à seulement une trentaine de centimètres de profondeur, il y règne une température moyenne de 27° seulement, et il est particulièrement humide.
Le Soleil qui lui impose ce mode de vie infernale lui fournit également sa pitance : la fourmi saharienne se nourrit en effet presque exclusivement des cadavres d'animaux tués par la chaleur. Sa journée de chasse se déroule ainsi : des sentinelles guettent le moment où les lézards se retirent dans leur tanière pour se protéger de la chaleur, toujours vers la même heure, lorsqu'il fait environ 47°. Dès que le signal est donné, la colonie entière s'élance hors du nid et commence à chercher de la nourriture. Les fourmis ont environ dix minutes pour trouver un maximum de ressources, et doivent rejoindre le nid le plus vite possible. Lorsque la température dépasse les 53,6°, elles succombent rapidement. Si elles le peuvent, elles font une halte sur un point en hauteur : ainsi éloigné du sol, elles peuvent abaisser un tantinet leur température corporelle et s'allouer de précieuses minutes.
Pour plus de détails, on peut lire cet article captivant sur le blog nature-extrême.
"L'azurée de la croisette" : un bien joli nom pour ce petit papillon, malheureusement menacé en France. Bon, il n'est pas vraiment volé, le lépidoptère est effectivement bleu, aussi bleu que les fleurs de la gentiane de la croisette, où il passe énormément de temps. Si j'en parle ici, c'est évidemment parce qu'il fricote avec les fourmis, avant même de devenir un papillon. La chenille de Phengaris rebeli a en effet trouvé l'astuce ultime pour se faire dorloter : elle imite, non seulement la larve, mais aussi la reine de certaines fourmis. Elle est ainsi traitée comme telle par la colonie qui la protège comme une souveraine légitime. Comment réussit-elle ce tour de force ?
Tout commence lorsque l'azurée de la croisette pond ses œufs : elle repère un nid de fourmis et pond ses œufs sur des plantes à proximité. Lorsqu'il éclot, l’œuf libère une minuscule chenille qui vient choir à l'entrée du nid. Là, elle attend que des ouvrières consciencieuses, dupées par son aspect et son odeur la trouvent et la ramènent au nid.
"C'est clairement leur point faible, ce manque de contrôle au niveau des larves, je ne sais pas qui est responsable de la sécurité mais ce n'est pas rassurant !" (Christian Esfourmi, maire de Myrce).
Depuis, le phénomène a été étudié et reproduit en laboratoire, et des phénomènes similaires ont été observées chez certaines chenilles processionnaires ou certaines espèces de poissons. Mais on ne sait pas encore exactement ce qui, en milieu naturel, provoque la formation du cercle : comment une piste se referme t- elle sur elle-même ? Il est possible qu'une seule fourmi soit à l'origine du phénomène ! Il suffirait par exemple qu'elle se trouve éloignée, pour n'importe quelle raison, de la piste principale (point A), et qu'au lieu de la rejoindre en allant de l'avant, elle récupère la file en amont (point B) :
Arrivées au point A, les fourmis auront donc le choix de choisir entre deux chemins, et il suffit qu'une faible majorité préfère la piste accidentelle pour qu'elle devienne la piste principale. C'est une sorte de bug dans leur processus d'auto-organisation.
Dr Aphide and Mr Greenfly
Dans l'épisode précédent, le regretté Howard Fourmi Lovecraft avait évoqué le cas monstrueux des fourmis du genre Adetomyrma, qui vampirisent leurs propres larves en suçant leur lymphe. Le cas des pucerons Paracletus cimiciformis est tout ainsi horrible. Ces aphides existent en deux versions génétiquement semblables, mais morphologiquement différentes :![]() |
| Paracletus cimiciformis. Crédit : Angel Umaran |
Comment deux stratégies aussi différentes peuvent-elles être maintenues dans une population génétiquement semblable ? La réponse tient dans la mise en œuvre d'une stratégie globale : l'été, les pucerons donnent naissance à des rejetons ronds et dodus, qui distribuent du miellat à tout va. Mais quand la bise fut venue, ces hypocrites scélérats donnent naissance à des générations de pucerons oblongues, verts et aplatis, qui duperont les pauvres fourmis. Elles passeront l'hiver bien au chaud et seront en pleine forme pour assurer une nouvelle saison de duplicité.
La fourmi ninja esclavagiste
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| Temnothorax pilagens, aka la fourmi ninja esclavagiste. Crédit : Joe MacGown |
Il arrive cependant que la pillarde soit démasquée. Dans ce cas, pas de pitié : la fourmi tentée de sonner l'alarme est froidement éliminée grâce à une attaque ninja ; une piqûre au cou qui provoque une paralysie quasi instantanée, suivie d'une mort rapide.
Le formicage
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| Des geais se livrent au formicage passif. Crédit : Shari Burnett |
Dans les deux cas, on pourrait penser que les fourmis n'ont pas grand-chose à gagner à se faire brutaliser de la sorte. Surtout qu'elles finissent souvent par se faire manger. Mais ce n'est peut-être pas toujours le cas : on a en effet observé certaines fourmis en train de cueillir gentiment les parasites en question, pour les conduire directement à leurs réserves de nourriture. Pour plus de précisions, notamment sur les comportements de différentes espèces d’oiseau, on peut lire cette discussion sur le forum myrmecofourmis.
La fourmi argentée saharienne
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| La fourmi argentée du Sahara possède des poils aux propriétés optiques étonnantes. © P. Landmann |
Une combinaison de poils réfléchissants : disposées en bandes alternées, et semblant soigneusement peignés, ils constituent un bouclier thermique qui fonctionne à deux niveaux : premièrement, ils réfléchissent la lumière visible et une partie des rayons infra-rouges, d'où l'aspect argenté. Ces poils possèdent aussi un pic d'émission dans les infrarouges moyens, ce qui leur permet d'évacuer de la chaleur sous forme de rayonnement.
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| Les poils de Cataglyphis bombycinus. Crédit: Norman Nan Shi et Nanfang Yu, Columbia Engineering |
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| Les poils de la fourmi argentée saharienne. Crédit : Norman Nan Shi et al. Université de Colombia. |
Un système de géolocalisation solaire : elle est capable de se guider grâce à la position du Soleil. Durant sa course, elle s'arrête fréquemment pour estimer sa position. On pense qu'elle est capable d'estimer la distance parcourue en "comptant" ses pas. Ainsi, elle peut rentrer directement au nid en ligne droite, sans s'arrêter pour chercher ses tongs. Encore plus étonnant : elle montre les mêmes capacités lorsqu'elle porte ou qu'elle tire une carcasse, alors que la longueur de ses pas et sa vitesse sont alors irrégulières.
Des protéines de choc thermiques : ces molécules maintiennent et régulent la fonction des protéines dans le corps de la fourmi, malgré l'élévation de la température. Pour une efficacité optimale, elles produisent ces protéines avant de sortir. J'aimerais pouvoir en faire autant.
Un nid climatisé : construit à seulement une trentaine de centimètres de profondeur, il y règne une température moyenne de 27° seulement, et il est particulièrement humide.
Le Soleil qui lui impose ce mode de vie infernale lui fournit également sa pitance : la fourmi saharienne se nourrit en effet presque exclusivement des cadavres d'animaux tués par la chaleur. Sa journée de chasse se déroule ainsi : des sentinelles guettent le moment où les lézards se retirent dans leur tanière pour se protéger de la chaleur, toujours vers la même heure, lorsqu'il fait environ 47°. Dès que le signal est donné, la colonie entière s'élance hors du nid et commence à chercher de la nourriture. Les fourmis ont environ dix minutes pour trouver un maximum de ressources, et doivent rejoindre le nid le plus vite possible. Lorsque la température dépasse les 53,6°, elles succombent rapidement. Si elles le peuvent, elles font une halte sur un point en hauteur : ainsi éloigné du sol, elles peuvent abaisser un tantinet leur température corporelle et s'allouer de précieuses minutes.
Pour plus de détails, on peut lire cet article captivant sur le blog nature-extrême.
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| Cataglyphis bombycinus au boulot. Crédits ici |
L'usurpatrice
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| L'azurée de la croisette (Phengaris rebeli). Crédit : elminino |
"C'est clairement leur point faible, ce manque de contrôle au niveau des larves, je ne sais pas qui est responsable de la sécurité mais ce n'est pas rassurant !" (Christian Esfourmi, maire de Myrce).
Une fois confortablement installée, la chenille est choyée par les ouvrières, qui ne se rendent compte de rien.
"Les chenilles viennent jusque dans nos nids, voler notre pain !" (L'azurée LePen, lauréate de concours bovin).
La duperie prend alors une allure nouvelle : la chenille imite les stridulations que la reine produit en grattant son abdomen strié - inaudible pour l'oreille humaine - ce qui lui vaut un traitement de faveur ainsi que la ferveur populaire. Un cas remarquable de mimétisme acoustique.
"Si vous ajoutez à cela le bruit et l'odeur.. heu ... écoutez... (ronflements)" (un démon japonais)
L'histoire ne se termine pas là. Même lorsque la chenille devint une chrysalide, elle continue d'imiter les sons monarchiques, de façon nécessairement différente, et d'émettre des phéromones royales.
Dans son commentaire, Mickaël me précise que ce type de comportement vis à vis des fourmis n'est pas l'apanage de l'Azurée de la Croisette, mais qu'on le retrouve chez tous les représentants du genre Phengaris.
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| Des fourmis s'occupent de la pupe de l'azurée de la croisette. Crédit : Marcin Sielezniew |
La fourmi kamikaze
Chez les fourmis, on pense collectif avant tout, et de nombreux comportements ne produisent pas de bénéfice individuel notable, raison pour laquelle elles échouent généralement aux entretiens d'embauche de la B.N.P.Camponotus saundersi et Camponotus cylindricus, deux espèces de fourmis charpentières que l'on trouve en Malaisie, poussent l'esprit de sacrifice un peu plus loin : en dernier recours, elles pratiquent une sorte de hara-kiri chimique qui garantit la sécurité du nid au prix de leur vie.
Ces fourmis possèdent des glandes mandibulaires hypertrophiées, qui sécrètent un liquide gluant et corrosif. Lorsqu'un combat tourne à leur désavantage, ou quand elles se trouvent encerclées sans entrevoir d'issue, elles contractent violemment les muscles de leur abdomen, ce qui provoque la rupture de leur estomac et l'explosion de leurs glandes. Les ennemis, ainsi que la fourmi suicidaire, se retrouvent alors piégés dans la glu.
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| Camponotus saundersi en pleine attaque-suicide, source ; ici |
La Mouche
Il est temps de retrouver votre auteur favori, Howard Fourmi Lovecraft :
30 Juillet : Je ne trouve plus le sommeil. Elles prétendent que c'est la chaleur, ou le contrecoup de l'attaque du geai, mais il n'en est rien. Quelque chose d'horrible est sur le point de se produire, je le sens. C'est une menace indistincte mais réelle. La peur s'est emparée de moi et je ne puis m'en détacher.
3 août : J'ai dormi quelques heures, mais à quel prix ! J'e fais d'atroces cauchemars, je rêve qu'une créature démoniaque me décapite, pour s'établir dans ma tête.
14 août : On commence à me dévisager, à m'adresser des regards inquiets. Je ne suis plus la même, j'ai l'impression de ne plus pouvoir commander à mon corps. Je n'arrive même plus à me concentrer sur mes tâches. J'ai des hallucinations, j'oublie ce que j'ai fait la veille. Mon dieu, je deviens folle, j'ai le sentiment qu'un monstre grandit en moi et dicte mes actions. Ma tête me fait horriblement souffrir.
18 août : Je me suis réveillée à l'entrée du nid, sans savoir comment j'y était parvenue. J'ai froid. J'ai demandé de l'aide mais personne ne semble me comprendre. Je n'arrive plus à parler. Je vomis des paroles incompréhensibles. Les autres fourmis me regardent avec méfiance et dégoût ! Je ne sens plus rien dans mes membres, et mes maux de tête sont de plus en plus violents. Je le sais à présent : je vais devenir folle. Et mourir.
21 août : La fin est proche ! Aujourd'hui, j'ai vécu l'expérience la plus effroyable qui soit. J'ai vu, oh mon dieu ! J'ai vu comme une patte sortir de mon œil. Mes journées et mes nuits ne sont plus qu'un délire épouvantable.
22 aout : Je couche ici mes derniers mots. Je dois fuir. Ne me regardez pas. Ne me voyez pas. Je dois mourir.
Le journal s'arrête ici. Je l'ai retranscrit tel que je l'ai trouvé. Les mots, fébrilement griffonnés, étaient pratiquement indéchiffrables sur la fin, et la dernière page semblait déchirée. Le corps de la malheureuse ne fut pas retrouvé, mais les braves gens du coin furent néanmoins en mesure de me raconter ce qui s'était passé, car ils savaient trop bien le mal qui s'était emparé d'elle. La Mouche, c'est ainsi qu'ils l'appellent, ce monstre hideux qui les ronge de l'intérieur, l'avait possédée.
Howard Fourmi Lovecraft
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| Une fourmi aux prises avec une mouche Pseudacteon. Crédit : National Geographic |
Ce passage est inspiré de ce que subissent certaines espèces de fourmis lorsque des mouches du genre Pseudacteon leur injectent des œufs. La victime ne se rend compte de rien, mais la larve se développe dans son corps et migre vers le cerveau. La larve finit par prendre le contrôle de la fourmi et lui intimer l'ordre de quitter la colonie et de s'éloigner d'une cinquantaine de mètres : les autres fourmis suspicieuses pourraient se rendre compte de la transformation et décider de se débarrasser de cette menace naissante. Lorsque la jeune mouche est prête, elle se libère de son hôte en le décapitant.
| Une fourmi décapitée par une mouche Pseudacteon. Source : Gurumed |
Cerise sur le gâteau : la mouche utilisera la tête évidée pour compléter son cycle. Bon ap.
| Une mouche Pseudacteon émerge d'une tête de fourmi. Source : Gurumed |
Le rite initiatique des bullet-ants
Ce gamin n'a pas l'air jouasse avec ces nouvelles moufles, et pour cause : vous connaissez l'ice-bucket challenge ? Au Brésil, chez les Sateré-Mawé, il y a le bullet-ants challenge, une version hardcore qui n'a bizarrement pas encore été utilisé dans des campagnes d'appels au don.
Il s'agit, à proprement parler, d'un rite initiatique censé introduire un jeune garçon dans l'âge adulte. Ce rite consiste tout simplement à faire l’expérience de la pire douleur possible, et je ne parle pas de calculs rénaux. Pour devenir un homme, le jeune Mawé doit plonger les mains dans de jolis gants farcies de centaines de fourmis Paraponera clavata, surnommées "the bullet ant" par les anglo-saxons. Leur piqûre a en effet la réputation d'être aussi douloureuse que l'impact d'une balle de fusil (il faut croire qu'il y a donc sur Terre de fieffés veinards, qui se sont fait ET tirés dessus ET piqués par ces vilaines bestioles).
Mais revenons au rite : la première étape consiste à farcir des gants végétaux de fourmis, endormies grâce à un sédatif naturel. Lorsqu'elles se réveillent, le jeune homme doit enfiler les gants et les garder 10 minutes. Commence alors un calvaire insoutenable. Les insectes agressés et pris au piège réagissent en piquant la peau du malheureux : chaque fourmi peut piquer plusieurs fois par seconde. A chaque piqûre, elles injectent une neurotoxine paralysante qui provoque une douleur indescriptible, jugée comme la plus intense sur l'index de Schmidt. Les fourmis s’engrènent les unes les autres en libérant des phéromones de guerre. Au bout de dix minutes, le garçon peut enlever les gants et évacuer la douleur en dansant (apparemment, ce n'est pas très efficace). Ses mains et ses bras resteront paralysés durant 24 heures et il souffrira de tremblements incontrôlés pendant plusieurs jours. Et dire qu'il devra répéter ce rite une vingtaine de fois avant de gagner le respect des anciens. Je suis sûr qu'une femme s'en sortirait mieux. Pour vous donner une petite idée :
That's all folks !
Si ces histoires vous ont plu, vous pouvez lire les dix premières ici. On trouvera aussi de croustillantes anecdotes dans cet article du blog Strange Stuff And Funky Things. Et voici quelques liens si vous avez envie d'en savoir plus :Au sujet des spirales de la mort : la page wiki en anglais, une étude et une autre en anglais aussi.
Au sujet des fourmis argentées du Sahara : cet article, et celui-ci en français, et cette étude et cet article en anglais.
Au sujet du formicage : cet article en anglais
Au sujet des pucerons vampires : ce papier en anglais
Au sujet de la chenille usurpatrice : cet article en français, et celui-ci, plus détaillé mais en anglais.
Au sujet de la fourmi ninja esclavagiste : cet article et celui-ci, en français.
mercredi 11 février 2015
10 petites histoires de mimétisme et de camouflage
Des papillons déguisés en feuilles ? Des phasmes en branches ? Bof, c'est d'un banal. Noooon, j'ai bien mieux aujourd'hui : des oisillons déguisés en chenilles toxiques, des chenilles grimées en serpents, des lianes qui changent de forme à volonté et même des larves camouflées en crottes ! En tout, 10 petites histoires de mimétisme ou de camouflage extraordinaires !
dimanche 19 octobre 2014
Quelques petites choses au sujet du colibri : records, anatomie et évolution
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| Crédits : Priscilla Burcher |
C'était un de ces instants prisés entre tous, quand tout est silencieux et immobile, chaud et lumineux, que l'on savoure avec la conscience aiguë de son absolue et éphémère perfection. Nous décidâmes de faire une halte bien méritée. C'est alors qu'à quelque pas de nous, une créature insensée fit son apparition ; un colibri qui, en un éclair bleu-vert, butina le nectar de trois fleurs de cactus. Quelques secondes plus tard, l’aberration colorée avait disparu et le soleil se couchait sur la vallée. Tout ça pour dire que j'ai vu un colibri et que ça déchire.
mardi 22 juillet 2014
10 petites histoires extraordinaires chez nos amies les fourmis
Incroyable ! Je n'ai quasiment jamais parlé de fourmis sur ce blog ! Réparons cette atroce injustice sur le champ. Dans ce billet, je vous propose de découvrir dix petites histoires incroyables au sujet de ces fascinants insectes. Je vous épargne les classiques "une fourmi peut porter 50 fois son poids" et "la masse de fourmis sur Terre équivaut à celle des humains" :) A la place, et entre autres histoires insolites : symbiose, esclavage, philosophie, et vampirisme ! Bonne lecture :)
mardi 4 février 2014
L'affaire des répliques d'araignées
Plutôt que de faire une énième mise à jour, j'ai récrit un petit article au sujet de ces fascinantes araignées qui en fabriquent des fausses ; des répliques géantes qui trônent fièrement au centre de leurs toiles. Depuis 2009, au moins deux espèces ont été découvertes, à des milliers de kilomètres de distance, ce qui exclut a priori une origine commune récente. Les scientifiques ne savent pas encore exactement à quoi ces mannequins arachnéens peuvent servir, mais comptent bien le découvrir bientôt, à la faveur d'une expédition péruvienne en zone inondable !
lundi 16 septembre 2013
Rediffusion de l'été. Les lumières de la mer : la féerie de la bioluminescence
Avant que la pluie ne chasse inexorablement l'été et les feuilles mortes, voici la troisième et dernière rediffusion de l'été. Un article court et un sujet léger : la bioluminescence chez les organismes marins.
Que ce soit dans les profondeurs abyssales ou plus près de la surface, on trouve dans les océans toutes sortes d'étranges créatures capables de produire de la lumière. On pense naturellement à certains animaux emblématiques comme la baudroie abyssale, rendue encore plus célèbre par le film Finding Nemo. Son appendice lumineux lui permet d'attirer les poissons vers sa gueule monstrueuse. Mais il existe une quantité phénoménale d'animaux marins qui utilisent la bioluminescence. Certaines espèces de cténophores par exemple, sont aussi très impressionnantes. Ces organismes marins de quelques centimètres et quasiment
transparents produisent des lumières féeriques. Une première vidéo pour vous mettre dans l'ambiance :
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| Baudroie abyssale dans le film Finding Nemo, Disney (c). |
lundi 12 août 2013
Rediffusion de l'été : Mini-dossier - Intelligences animales
L'article suivant est construit comme un mini-dossier ; un petit tour d'horizon, très succinct et absolument non exhaustif, de l'intelligence animale. Je le mets régulièrement à jour, raison pour laquelle il se trouve être aujourd'hui le premier candidat à la rediffusion.
En deux siècles, les avancées scientifiques ont bouleversé notre vision de l’intelligence animale. Loin d’être les animaux-machines décrits par Descartes, les animaux font preuve de comportements parfois très complexes et possèdent des capacités cognitives longtemps considérées comme le propre de l’Homme : la conscience, la culture ou la faculté à ressentir des émotions. Que savons-nous aujourd'hui de l'intelligence animale ? Quelles formes prend la cognition animale et comment est-elle étudiée ? Quelles sont les implications pour l’Homme et son rapport aux autres animaux ?
En deux siècles, les avancées scientifiques ont bouleversé notre vision de l’intelligence animale. Loin d’être les animaux-machines décrits par Descartes, les animaux font preuve de comportements parfois très complexes et possèdent des capacités cognitives longtemps considérées comme le propre de l’Homme : la conscience, la culture ou la faculté à ressentir des émotions. Que savons-nous aujourd'hui de l'intelligence animale ? Quelles formes prend la cognition animale et comment est-elle étudiée ? Quelles sont les implications pour l’Homme et son rapport aux autres animaux ?
mardi 14 mai 2013
TIME-LAPSE : une sélection de vidéos scientifiques en accéléré
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| crédits: Kenneth G. Libbrecht |
samedi 4 mai 2013
L'araignée qui construisait des répliques géantes et le papillon déguisé en araignée
Un tout petit article ce soir ! En relisant un billet sur l'art de leurrer, sur le passionnant blog Strange Stuff and Funky Things, je me suis souvenu que j'avais prévu de parler d'une ou deux bizarreries dans la même veine : une araignée qui construit des répliques d'elle même et un papillon de nuit camouflé en araignée !
mercredi 17 avril 2013
De nouveaux supers articles scientifiques pour les enfants, petits et grands : la revue de presse de Kidi' science
J'ai honte, cela fait trois semaines que je n'ai pas parlé de Kidi'science ! Et pendant ce temps, de superbes articles illustrés nous passent sous le nez ! Voici donc une petite sélection qui devrait plaire à tout le monde :)
mercredi 13 mars 2013
La semaine du cerveau; Mike le poulet sans tête
Mike ne devait pas connaitre un autre destin que celui de finir rôti sur une table. Né aux alentours du 20 mars 1945 dans le Colorado, Mike était un coq ordinaire, sans histoires. Il n’avait jamais un mot plus haut que l'autre, sauf parfois le matin, très tôt, et n'était pas connu des services de police. Ses parents étaient de fiers wyandottes et menaient une vie simple et rangée dans la ferme de Lloyd Olsen.
La mort trébuche
Le jeudi 10 Septembre 1945, Lloyd le fermier décida qu'il était temps de passer Mike à la casserole et lui trancha la tête. Il est connu que les poulets peuvent parfois gambader encore plusieurs minutes après qu'on leur coupe la tête, aussi Lloyd prit son mal en patience pendant que le poulet décapité continuait à déambuler chaotiquement. Mais à sa stupéfaction, Mike ne mourut pas!lundi 4 février 2013
Portraits croisés : l'araignée Paon et les oiseaux du Paradis
Pour digérer ces histoires d'entropie, je vous propose un sujet léger aujourd'hui. Et pour vous mettre dans le bain, je commence tout de suite par une première vidéo. L’araignée Paon, alias Maratus Volans est une minuscule araignée
sauteuse qui, bien évidement, habite aux antipodes de la France, dans
l'est de l'Australie. Durant son approche nuptiale, le mâle exhibe son
abdomen coloré, relève la troisième paire de pattes et effectue une
petite danse pour tenter de séduire madame. Mais, comme on le voit dans
la vidéo, madame est difficile à impressionner.
mercredi 16 janvier 2013
SLOW MOTION : une sélection de vidéos scientifiques au ralenti
En attendant un article un peu plus sérieux, et pour succomber à la mode des "top 10", je vous propose aujourd'hui une petite sélection de vidéos (scientifiques quand même) en "slow-motion" (ou "slow-mo" pour les intimes). Le développement des caméras ultra rapides, qui permettent de prendre plusieurs centaines, des milliers ou des millions de clichés par seconde, a révolutionné la technique classique du ralenti. En plus de fournir des films visuellement épatants, cette technique
permet d’observer en détail des mécanismes qui nous ont parfois
longtemps échappé. D’ailleurs, la légende veut que le mouvement de galop du cheval ait été expliqué en utilisant un film des frères Lumière passé au ralenti.
mercredi 14 novembre 2012
Mini-dossier: Intelligences animales
Résumé : Les découvertes du siècle dernier ont bouleversé notre vision de l’intelligence animale. Loin d’être les animaux-machines décrits par Descartes, les animaux font preuve de comportements parfois très complexes et possèdent des capacités cognitives longtemps considérées comme le propre de l’Homme : la conscience, la culture ou la faculté à ressentir des émotions. Que savons-nous aujourd'hui de l'intelligence animale? Quelles formes prend la cognition animale et comment est-elle
étudiée? Quelles sont les implications pour l’Homme et son rapport aux autres animaux ?
1 Étudier l’intelligence intelligemment: le défi de l’éthologie cognitive.
1.1 Une voiture en guise de casse-noix: la créativité chez les animaux
1.2 Tenir un garde-manger ou retrouver son chemin: l’importance de la mémoire
1.3 De la danse des abeilles au langage des signes: la communication chez les animaux
1.4 Trier sa nourriture ou s’y connaître en peinture: la capacité à catégoriser
2 L’Homme est il un animal comme les autres?
2.1 Un patrimoine culturel transmis de génération en génération
2.2 L’histoire du gorille et du chaton: la palette des émotions des animaux
2.3 Théorie de l’esprit, mensonge et vidéo
2.4 De l’autre coté du miroir: l’émergence de la conscience
2.5 L’Homme, ce grand singe!
Sommaire
1 Étudier l’intelligence intelligemment: le défi de l’éthologie cognitive. 1.1 Une voiture en guise de casse-noix: la créativité chez les animaux
1.2 Tenir un garde-manger ou retrouver son chemin: l’importance de la mémoire
1.3 De la danse des abeilles au langage des signes: la communication chez les animaux
1.4 Trier sa nourriture ou s’y connaître en peinture: la capacité à catégoriser
2 L’Homme est il un animal comme les autres?
2.1 Un patrimoine culturel transmis de génération en génération
2.2 L’histoire du gorille et du chaton: la palette des émotions des animaux
2.3 Théorie de l’esprit, mensonge et vidéo
2.4 De l’autre coté du miroir: l’émergence de la conscience
2.5 L’Homme, ce grand singe!
vendredi 12 octobre 2012
Les constructions de l'Oiseau Jardinier Satiné
Un oiseau architecte et séducteur
Vous êtes impressionné par les intérieurs gris de Valérie Damidot et ses saladiers recyclés en plafonniers ? Et si vous laissiez l'oiseau jardinier satiné refaire votre déco ? Ce volatile des antipodes a un sens de l'esthétique hors du commun : le mâle construit sur le sol des sortes de petites huttes, des tonnelles ou encore des allées nuptiales. Il utilise des herbes sèches, des brindilles et de petites branches, tapisse le sol de mousse et décore sa construction de morceaux de bois et de pierres. Puis, il agrémente le toute de champignons, de fleurs ou de plumes. Il recycle aussi des matériaux moins naturels : bouchons en plastiques, morceaux de paille, jouets pour enfants..tout est bon pourvu que ce soit coloré ! Il va même jusqu'à chasser des scarabées irisés aux seules fins d'embellir encore un peu plus son nid d'amour : un comportement unique dans le monde "animal", l'Homme étant la seule autre espèce à tuer des animaux dans un but non alimentaire (lire cet article dans National Geographic). La construction de ces garçonnières peut prendre des années mais s'avère rentable puisque monsieur est polygame.jeudi 27 septembre 2012
Les mystérieux crop circles sous-marins: techniques de séduction avancées 1
Vous connaissez les crop circles ("cercles de
culture" en français, mais ça sonne nettement moins bien), ces motifs géants réalisés dans des champs de
céréales ? Destinés à être vus du ciel, ils sont parfois attribués
à des extra-terrestres ou à d'autres phénomènes paranormaux. En réalité, ces œuvres sont humaines, n'en déplaise à Night Shyamalan, ce qui n'enlève rien à leur valeur artistique. Voici maintenant la version sous-marine ! Le crop-circle ci-dessous a été débusqué en mer, au nord du Japon. Qui a bien pu le tracer ?
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| Cette photo d'un crop circle sous marin est extraite d'un documentaire de la chaine NHK |
mercredi 19 septembre 2012
La sentience des animaux est-elle explicable scientifiquement ?
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| Crédits : Christine Larsen |
mardi 11 septembre 2012
Hip Hop et chromatophores
Complément à l'article "Octo Camouflage (les super-pouvoirs de transformation des pieuvres)" où nous avions parlé de chromatophores, ces petites cellules qui permettent aux céphalopodes de changer de couleur, avec cette vidéo:
jeudi 16 août 2012
Qui décide de la notion de bien et de mal ?
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| Danae, par G.Klimt. |
Question piège car la notion de bien ou de mal n'est pas vraiment scientifique. C'est nous, au sens large, en tant que société des Hommes, qui décidons de ce que sont le bien et le mal, que ce soit d'un point de vue philosophique, théologique ou moral. Petite sortie scientifique sur le terrain de l'éthique :
Nous sommes tous d'accord pour dire que tuer quelqu'un est mal. Ou pour penser que protéger quelqu'un est bien. Pourquoi ces valeurs sont elles universelles? Ces notions semblent découler de l'empathie. Sur wikipédia, on peut lire cette définition :
"L'empathie est une notion complexe désignant le mécanisme par lequel un individu (un animal dans le domaine de l'éthologie) peut « comprendre » les sentiments et les émotions d'un autre individu voire, dans un sens plus général, ses états mentaux non-émotionnels, comme ses croyances (il est alors plus spécifiquement question d'« empathie cognitive »)."





































