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vendredi 6 mars 2015

A pale blue dot - Un point bleu pâle, de Carl Sagan, en VOST

A pale blue dot, Un point bleu pâle en français : c'est le nom d'une célèbre photographie prise il y a 25 ans par la sonde Voyager 1. On y aperçoit la Terre, minuscule poussière illuminée par le Soleil, perdue dans l’immensité du vide. A pale blue dot, c'est aussi le titre d'un livre de Carl Sagan, qui explore des thèmes chers à l'auteur : l'insignifiance de l'Homme, sa prétention à être le centre de l'Univers, les vols spatiaux habités, et l'avenir possible de l'Humanité, loin de la Terre. On y trouve un passage particulièrement touchant ; un texte court, marquant et poétique, qui met en perspective notre existence, et qui souligne l'absurdité des conflits et la vanité de l'Homme. Ce n'est pas pour autant un texte moralisateur ou pessimiste, au contraire ! Si on pouvait faire lire ça aux gamins plutôt que de leur apprendre la Marseillaise, le monde serait un tout petit peu meilleur.

Je vous invite à (re)découvrir ce merveilleux passage en vidéo. Le texte est lu par Carl Sagan lui-même, et la vidéo est extraite de la conclusion de la nouvelle et superbe version de la série Cosmos : A Spacetime Odyssey. Ma seule contribution est une adaptation de la traduction proposée sur wikipédia et un sous-titrage laborieux. Vous trouverez ci-dessous la vidéo originale sous titrée en anglais et la vidéo sous-titrée en français.



Si la vidéo ne fonctionne pas correctement, cliquez ici pour une vidéo alternative, également sous-titrée en français.

lundi 12 août 2013

Rediffusion de l'été : Mini-dossier - Intelligences animales

L'article suivant est construit comme un mini-dossier ; un petit tour d'horizon, très succinct et absolument non exhaustif, de l'intelligence animale. Je le mets régulièrement à jour, raison pour laquelle il se trouve être aujourd'hui le premier candidat à la rediffusion.


En deux siècles, les avancées scientifiques ont bouleversé notre vision de l’intelligence animale. Loin d’être les animaux-machines décrits par Descartes, les animaux font preuve de comportements parfois très complexes et possèdent des capacités cognitives longtemps considérées comme le propre de l’Homme : la conscience, la culture ou la faculté à ressentir des émotions. Que savons-nous aujourd'hui de l'intelligence animale ? Quelles formes prend la cognition animale et comment est-elle étudiée ? Quelles sont les implications pour l’Homme et son rapport aux autres animaux ?

mardi 18 juin 2013

Pourquoi je kiffe la science.

Pourquoi je kiffe la science
Ceci est ma contribution tardive à la chaîne de billets initiée par Sirtin dans laquelle les blogueurs du café des sciences ont répondu à la question "pourquoi je kiffe la science". Je n'étais pas spécialement convaincu au départ, en partie parce que je pensais que c'était une initiative tournée vers l'auteur, qui n'intéresserait pas forcement les lecteurs : à tous les coups, répondre à cette question revenait à raconter un peu sa vie. J'imagine que ma réticence était aussi due à une certaine réserve lorsqu'il s'agit de parler un peu de soi. Et puis, comme d'autres, je ne suis pas fan du mot "kiffer", alors qu'écrire "putain truc de ouf" me dérange moins. Bon, quoiqu'il en soit, j'ai aimé lire les billets de la série et je me suis lancé. Je vous invite donc à lire la suite ou à reposer vos yeux, en écoutant la version audio ci-dessous, très aimablement réalisée par Alan de Podcast Science.

mercredi 1 mai 2013

Pourquoi oppose t-on la science à la philosophie ? Matérialisme, bonheur et condition animale.

Aujourd'hui, c'est science et philosophie !

Le cratère lunaire de Platon : une illustration à propos
Au lycée, je me souviens avoir attendu avec impatience le début des cours de philosophie. On nous les avait vendus comme une formidable occasion d'explorer le monde : nous allions complètement changer de perspective. La philosophie allait nous froisser le cortex et son approche nécessitait un ciboulot mûr à point ; il n'était même pas envisageable de l'enseigner à des élèves de Première. Il fallait donc attendre la dernière année, la classe de Terminale, pour pouvoir espérer apprendre à penser.

Notre professeure, dont je ne mentionne pas le nom simplement parce que je l'ai oublié, nous demanda d'acheter La République de Platon. Elle s'empressa d'ajouter : "Évidemment, personne ne va le lire". Il faut dire que j'étais en classe scientifique et qu'elle partait du principe que nous n'en avions rien à foutre. Elle n'était manifestement pas la seule à le penser, car elle ne fut jamais remplacée pendant ses trois mois de congés maladie. Toujours est-il qu'elle avait décidé d'emblée que la science et la philosophie étaient de farouches ennemies et son cours consistait justement à le démontrer, en nous bassinant avec les exemples les plus stéréotypés tirés des classiques de l'enseignement moderne de la philosophie. Elle tenait la République comme Christine Boutin brandit la bible et au bout de quelques semaines, nous avions tous acquis la conviction que l'enseignement de la philosophie, au Lycée du moins, consistait à nous appendre à ne pas penser.

vendredi 23 novembre 2012

Escher et les sciences: l'obsession de l'infini

Il y a quelques temps, j'avais promis de reparler du graveur Escher, en évoquant la réalisation, par un designer allemand, de sa fontaine infinie. Chose promise, chose due, voici donc un petit article sur Maurits Cornelis Escher, artiste réaliste, méticuleux, obsédé par la géométrie et les répétitions infinies.

Une brève histoire d'estampe

Escher naît en 1898 aux Pays-Bas. Son talent est découvert et encouragé très tôt; il s'oriente rapidement vers les arts graphiques, notamment vers la gravure (ce qui explique la dominance des œuvres en noir et blanc). En 1922, ses études terminées, il voyage dans le sud de l'Europe, où il passe son temps à recopier et à dessiner ce qui lui tombe sous les yeux. Son imagination restera marquée par les caractéristiques architecturales des monuments visités: voûtes, escaliers, mosaïques, pavages réguliers etc. Comme beaucoup d'artistes, Escher vit pauvrement. Il quitte l'Italie Mussolinienne pour  se rapprocher de la Hollande et s'installe tardivement en Belgique, en 1937. Cette date marque un tournant dans son travail, qui incorpore désormais des éléments fantaisistes.

mercredi 14 novembre 2012

Mini-dossier: Intelligences animales

Résumé : Les découvertes du siècle dernier ont bouleversé notre vision de l’intelligence animale. Loin d’être les animaux-machines décrits par Descartes, les animaux font preuve de comportements parfois très complexes et possèdent des capacités cognitives longtemps considérées comme le propre de l’Homme : la conscience, la culture ou la faculté à ressentir des émotions. Que savons-nous aujourd'hui de l'intelligence animale? Quelles formes prend la cognition animale et comment est-elle étudiée? Quelles sont les implications pour l’Homme et son rapport aux autres animaux ?

Sommaire

1 Étudier l’intelligence intelligemment: le défi de l’éthologie cognitive.
 1.1 Une voiture en guise de casse-noix: la créativité chez les animaux
 1.2 Tenir un garde-manger ou retrouver son chemin: l’importance de la mémoire
 1.3 De la danse des abeilles au langage des signes: la communication chez les animaux
 1.4 Trier sa nourriture ou s’y connaître en peinture: la capacité à catégoriser

2 L’Homme est il un animal comme les autres?

 2.1 Un patrimoine culturel transmis de génération en génération
 2.2 L’histoire du gorille et du chaton: la palette des émotions des animaux
 2.3 Théorie de l’esprit, mensonge et vidéo
 2.4 De l’autre coté du miroir: l’émergence de la conscience
 2.5 L’Homme, ce grand singe!

jeudi 16 août 2012

Qui décide de la notion de bien et de mal ?

Danae, par G.Klimt.
Question piège car la notion de bien ou de mal n'est pas vraiment scientifique. C'est nous, au sens large, en tant que société des Hommes, qui décidons de ce que sont le bien et le mal, que ce soit d'un point de vue philosophique, théologique ou moral. Petite sortie scientifique sur le terrain de l'éthique :

Nous sommes tous d'accord pour dire que tuer quelqu'un est mal. Ou pour penser que protéger quelqu'un est bien. Pourquoi ces valeurs sont elles universelles? Ces notions semblent découler de l'empathie. Sur wikipédia, on peut lire cette définition :

"L'empathie est une notion complexe désignant le mécanisme par lequel un individu (un animal dans le domaine de l'éthologie) peut « comprendre » les sentiments et les émotions d'un autre individu voire, dans un sens plus général, ses états mentaux non-émotionnels, comme ses croyances (il est alors plus spécifiquement question d'« empathie cognitive »)."