jeudi 14 mars 2013
mercredi 13 mars 2013
La semaine du cerveau; Mike le poulet sans tête
Mike ne devait pas connaitre un autre destin que celui de finir rôti sur une table. Né aux alentours du 20 mars 1945 dans le Colorado, Mike était un coq ordinaire, sans histoires. Il n’avait jamais un mot plus haut que l'autre, sauf parfois le matin, très tôt, et n'était pas connu des services de police. Ses parents étaient de fiers wyandottes et menaient une vie simple et rangée dans la ferme de Lloyd Olsen.
La mort trébuche
Le jeudi 10 Septembre 1945, Lloyd le fermier décida qu'il était temps de passer Mike à la casserole et lui trancha la tête. Il est connu que les poulets peuvent parfois gambader encore plusieurs minutes après qu'on leur coupe la tête, aussi Lloyd prit son mal en patience pendant que le poulet décapité continuait à déambuler chaotiquement. Mais à sa stupéfaction, Mike ne mourut pas!mardi 12 mars 2013
La semaine du cerveau et l'homme au cerveau creux
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| Illustration : Marc Goncalves |
Quant à moi, j'ai repris un vieil article (oui je suis un flemmard) au sujet de l'homme au cerveau creux, que je vous propose de (re)découvrir aujourd'hui. Ce billet est adapté en vidéo :
En 2007, la découverte de l'équipe du docteur Feuillet, publiée dans The Lancet, a stupéfié le monde entier. L'examen d'un patient "normal" avait révélé une particularité extraordinaire : sa boîte crânienne était pratiquement vide ! Comment cet homme était-il parvenu à vivre normalement, sans troubles neurologiques ?
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| Images comparant le cerveau creux (à gauche) et un cerveau "normal". Les grandes zones noires correspondent aux poches de liquide. Crédits: Feuillet et al., The lancet, 2007 |
jeudi 28 février 2013
Art et Sciences # 1 : ferrofluides, sculptures cinétiques et réalité augmentée
Bientôt le printemps, je prends un peu d'avance sur le ménage, en triant les premiers articles en peu pourris du blog. L'occasion pour moi de regrouper certains billets ou d'en améliorer d'autres. Ici, à travers quelques exemples, vous pourrez (re)découvrir comment les artistes utilisent des procédés issus de la science. Bref, voici le premier article recyclé de Sweet Random Science !
Pour réaliser sa sculpture, Sachiko Kodama a utilisé le même principe. Il a remplacé la limaille de fer par un ferrofluide (un liquide visqueux chargé de particules ferreuses nanoscopiques) et utilisé un aimant amélioré : un électroaimant "sculpté" qui peut tourner sur lui même. En modulant l'intensité du champ magnétique et la rotation de l'aimant plongé dans un bain de ferrofluide, Kodoma parvient à faire pousser cette tour mouvante hérissée de pics. Il a également poussé la sophistication jusqu'à faire en sorte que les modulations se calent sur le rythme et l'intensité de la musique qui accompagne son œuvre.
Si vous voulez vous lancer dans ce genre d'expérience, il vous faudra un ferrofluide. Vous pouvez vous en procurer ici par exemple (ou ailleurs, je ne suis pas sponsorisé par le vendeur) . Vous pouvez aussi essayer de fabriquer un ferrofluide chez vous : il vous faudra un liquide visqueux ne contenant pas d'eau (sinon le fer rouille): du glycérol ou même de l'huile. Vous pouvez utiliser de la limaille de fer ou un liquide déjà chargé en petites particules magnétiques comme de l'encre pour imprimante. La vidéo ci dessous donne des instructions (en anglais).
En ce qui concerne l'aimant, plus celui ci est puissant, plus le résultat sera impressionnant. En modifiant la position et l'orientation de l'aimant, on peut créer de jolies figures. Pour faire comme Kodoma, il faut investir dans un électroaimant ! Évidement, un sujet aussi cool a déjà été traité sur le blog Strange Stuff anf Funky Things, voici le lien de l'article si vous voulez en apprendre plus sur le travail de Kodoma.
Kodoma n'est pas le seul artiste à utiliser les ferrofluides. Dans la même veine, voici un film particulièrement esthétique (et en couleurs!) de l'agence créative britannique Bose-Collins:
Quant à la photo au début de l'article, elle est l’œuvre de Fabian Hoefner, un photographe suisse. Bien qu'il ne s'agisse pas de sculptures, je mentionne son travail car l'on peut voir sur son site une très belle vidéo montrant comment il a composé les figures comme celle montrée ci-contre. On peut également citer le travail de Kim Pimmel dont on peut voir une vidéo ci-dessous :
Le sculpteur/ingénieur Theo Jansen fait de "l'art cinétique", un courant qui propose de créer des œuvres animés de leur propre mouvement, ou donnant l'illusion de l'être (des tableaux avec des illusions d'optique par exemple, qui prennent vie lorsque le spectateur se déplace). Theo Jansen a poussé la mobilité de ses œuvres un cran plus haut ; il a construit des créatures autonomes qui se baladent sur les plages néerlandaises au gré du vent. Il perfectionne ses animaux fantastiques de génération en génération, en s'inspirant de la théorie de l'évolution. Voici la vidéo que l'on peut voir sur son site :
Comme on me l'a fait remarqué en commentaire, l'artiste brésilien Amon Tobin se sert également des ce type de projections dans ses performances live. Si vous aimez l'électro sophistiqué, vous pouvez regarder ici le live ISAM 1.0 en bonne qualité. Sinon, voici un teaser pour vous donner une petite idée :
Allez, un petit bonus : sur le même principe, la vidéo de Lichtfront et Grosse8 :
Art et Sciences : Ferrofluides, sculptures cinétiques et réalité augmentée
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| Un ferrofluide mélangé avec de la peinture. Crédits : Fabian Oefner |
Les sculptures liquides
C'est probablement un des trucs les plus cools que j'ai vus : des sculptures liquides qui prennent forme et s'animent comme par magie lorsqu'elles sont soumises à un champ magnétique. Sachiko Kodama, un artiste japonais (cliquez sur son nom pour faire un tour sur son site) a réalisé cette sculpture dynamique en utilisant un ferrofluide :Les champs magnétiques et les sculptures liquides
Si vous êtes un peu nerd, vous avez peut être joué un jour avec un aimant tout bête et de la limaille de fer sur une feuille. Les minuscules grains de fer s’alignent sur les lignes de champs magnétiques et si l'on déplace l'aimant, on peut voir quelque chose comme ça :Pour réaliser sa sculpture, Sachiko Kodama a utilisé le même principe. Il a remplacé la limaille de fer par un ferrofluide (un liquide visqueux chargé de particules ferreuses nanoscopiques) et utilisé un aimant amélioré : un électroaimant "sculpté" qui peut tourner sur lui même. En modulant l'intensité du champ magnétique et la rotation de l'aimant plongé dans un bain de ferrofluide, Kodoma parvient à faire pousser cette tour mouvante hérissée de pics. Il a également poussé la sophistication jusqu'à faire en sorte que les modulations se calent sur le rythme et l'intensité de la musique qui accompagne son œuvre.
Si vous voulez vous lancer dans ce genre d'expérience, il vous faudra un ferrofluide. Vous pouvez vous en procurer ici par exemple (ou ailleurs, je ne suis pas sponsorisé par le vendeur) . Vous pouvez aussi essayer de fabriquer un ferrofluide chez vous : il vous faudra un liquide visqueux ne contenant pas d'eau (sinon le fer rouille): du glycérol ou même de l'huile. Vous pouvez utiliser de la limaille de fer ou un liquide déjà chargé en petites particules magnétiques comme de l'encre pour imprimante. La vidéo ci dessous donne des instructions (en anglais).
En ce qui concerne l'aimant, plus celui ci est puissant, plus le résultat sera impressionnant. En modifiant la position et l'orientation de l'aimant, on peut créer de jolies figures. Pour faire comme Kodoma, il faut investir dans un électroaimant ! Évidement, un sujet aussi cool a déjà été traité sur le blog Strange Stuff anf Funky Things, voici le lien de l'article si vous voulez en apprendre plus sur le travail de Kodoma.
Kodoma n'est pas le seul artiste à utiliser les ferrofluides. Dans la même veine, voici un film particulièrement esthétique (et en couleurs!) de l'agence créative britannique Bose-Collins:
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| Crédits : Fabian Oefner |
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| Crédits photo, cliquez ici. |
Quant à la photo au début de l'article, elle est l’œuvre de Fabian Hoefner, un photographe suisse. Bien qu'il ne s'agisse pas de sculptures, je mentionne son travail car l'on peut voir sur son site une très belle vidéo montrant comment il a composé les figures comme celle montrée ci-contre. On peut également citer le travail de Kim Pimmel dont on peut voir une vidéo ci-dessous :
Les créatures étranges de Theo Jansen
Passons maintenant des fluides à la mécanique. Vous avez une collection de 50 000 pailles, 30 tubes de colle et rien de prévu cet été? Alors regardez ça et prenez-en de la graine:Le sculpteur/ingénieur Theo Jansen fait de "l'art cinétique", un courant qui propose de créer des œuvres animés de leur propre mouvement, ou donnant l'illusion de l'être (des tableaux avec des illusions d'optique par exemple, qui prennent vie lorsque le spectateur se déplace). Theo Jansen a poussé la mobilité de ses œuvres un cran plus haut ; il a construit des créatures autonomes qui se baladent sur les plages néerlandaises au gré du vent. Il perfectionne ses animaux fantastiques de génération en génération, en s'inspirant de la théorie de l'évolution. Voici la vidéo que l'on peut voir sur son site :
Les sculptures en réalité augmentée de Pablo Valbuena
Je termine cet article avec les installations de l'artiste Pablo Valbuena (aucun lien, fils unique) qui s'inscrit dans sa série "Augmented Sculpture". Ces installations ressemblent à des animations 3D comme celles utilisées dans le film Tron, mais ici, ce sont des projections de lumière sur des sculptures réelles.Comme on me l'a fait remarqué en commentaire, l'artiste brésilien Amon Tobin se sert également des ce type de projections dans ses performances live. Si vous aimez l'électro sophistiqué, vous pouvez regarder ici le live ISAM 1.0 en bonne qualité. Sinon, voici un teaser pour vous donner une petite idée :
Allez, un petit bonus : sur le même principe, la vidéo de Lichtfront et Grosse8 :
vendredi 22 février 2013
Formation et migration des bosses sur une piste de ski
Aujourd'hui, je réponds à la question "Y a-t-il une loi mathématique qui explique la distribution régulière
des bosses créées par le passage des skieurs sur un champ de neige
vierge ? "
Une très bonne question qui va me permettre d'aborder de nombreux points de
physique ! Pour commencer, plantons le décor avec une
jolie image. Comme on le voit, le passage répété des skieurs a formé des bosses et des creux sur la piste, disposés de façon assez régulière. L'apparition des bosses résulte de l'accumulation et de l'érosion de la neige respectivement à l'extérieur et à l'intérieur des virages ; on en trouve sur toutes les surfaces skiables qui ne sont pas damées. La forme, le nombre et la taille des bosses qui apparaissent sur une piste dépendent de nombreux paramètres : taille, poids et vitesse du skieur, niveau de ski, taille des skis, qualité de la neige, pente de la piste, taux d'ovomaltine dans le sang etc.
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| Une piste de bosses |
lundi 18 février 2013
Un second cerveau dans le ventre et 90% de bactéries ; sommes-nous seuls dans notre corps ?
C'est un des chiffres qui revient beaucoup en ce début d'année : dans notre corps, on dénombre 1 cellule qui nous est propre pour 9 bactéries. Autrement dit, 90% des cellules de notre corps ne nous appartiennent pas ! Au total, ce sont plus de 54 000 espèces de bactéries que nous abritons, réparties comme suit :
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| Nombre et répartition des espèces de bactéries dans notre corps, d'après Susan M.huse, "A core human mricrobiome as viewed through 16S RRNA sequence clusters" |











